Méthodes d’un autre temps obligent…
Désormais, lorsqu’un visiteur dépose un commentaire qu’une personnalité estime diffamante sur un blog, en France, dans le beau pays des droits de l’Homme, la police peut débarquer manu-militari au petit matin, chez l’auteur du blog (et non pas du commentaire), lui passer les menottes sans ménagement, le conduire au commissariat où il subira une (ou plusieurs) fouille(s) au corps avec slip aux chevilles et visite du rectum histoire de bien l’humilier, surtout s’il n’est pas un citoyen docile et en accord parfait avec le gouvernement de sa Majesté. C’est précisément ce qui est arrivé à Vittorio de Filippis et dont je parle dans mon billet du 30 novembre.
Désormais dans ce beau pays, la police se sent libre de ses actes aussi odieux soient-ils et soutenue par sa hiérarchie jusqu’au plus haut niveau. On arrête les enfants dans les écoles devant leurs camarades en faisant croire que les parents (en réalité retenus au commissariat) ont eu un accident de la route. On fait des descentes dans les collèges au cours desquelles on effraie les collégiens. Les arrestations et les gardes à vue se multiplient et leur nombre explose littéralement, les prisons sont archi-pleines, les conditions de détention déplorables, même l’Europe nous montre du doigt mais la ministre fait la sourde oreille, les prisonniers se suicident… L’Elysée a même mandaté une « taupe » en la personne de Nicolas Princen, dont la mission est de « surveiller » internet pour repérer toutes les informations, « buzz », rumeurs concernant Nicolas Sarkozy … Qu’est en train de devenir le France ?
Ces nouvelles méthodes m’ont donc conduit à modifier le fonctionnement de mon blog et désormais vos commentaires ne paraîtront pas avant que je ne les aies lus et approuvés.







Je ne suis pas trop d’accord avec ta dernière phrase, tu es maintenant moins protégé juridiquement !Lorsque tu modères à priori, si tu laisses passer des propos injurieux ou diffamatoire, c’est toi le responsable. Pas le commentateur, toi !Si tu ne modères qu’à postériori, la loi te demande de retirer les propos injurieux ou diffamatoire « rapidement » après qu’on t’ai signalé qu’ils l’étaient. C’est le commentateur le responsable. Tu ne le deviens que si tu ne retires pas « rapidement » les commentaires litigieux.Est-ce que tu vois la différence ? Es-tu certain qu’en modérant « à priori », tu ne feras jamais d’erreurs d’appréciation sur la nature diffamatoire ou injurieuse des commentaires déposés ?(Cela reste juste « ma » position, hein…)
1loup ==> Je suis tout-à-fait d’accord avec toi. Ensuite il s’agit d’une question d’interprétation et d’estimation du niveau de l’injure et de la diffamation. Récemment, j’ai découvert un commentaire d’un inconnu qui se contentait d’une phrase traitant de “con” je ne sais qui. Commentaire sans aucun intérêt, et gratuitement injurieux. Il est cependant resté jusqu’à ce que je le supprime et a pu être référencé par un robot de google ou autre. Et si je pars en long week-end sans Internet comme il m’arrive parfois, l’injure énorme, évidente et flagrante genre “XXX est un sale facho” (possiblement déposée volontairement pour me nuire) peut rester plusieurs jours très visible… Je pense pouvoir en effet discerner assez facilement une injure ou une diffamation. Ceci dit, si elle est sournoise, pas évidente, sous-jacente et sujette à caution, ce sera à la justice de trancher mais quoi qu’il en soit, ce n’est pas la justice que je crains le plus en ce moment mais plutôt la police et ses méthodes de cowboys couvertes et soutenues par Dati et Alliot-Marie…
Donc que les propos viennent de moi ou d’un autre, si leur caractère diffamatoire ou injurieux n’est pas évident, on me demandera de la même façon éventuellement de les retirer par référé de justice sur plainte de celui ou celle qui se sent visé(e), en attendant un jugement au fond. Je peux donc éviter le plus gros des injures directes et qui se retrouvent facilement dans les moteurs de recherche comme les insultes à caractère raciste, religieuses, homophobes, et autres noms d’oiseaux que notre “ami” Nicolas Princen débusque en 20 secondes chrono sur Google !!!
Si bien sûr, je ferai des erreurs et pas seulement d’appréciation : Je ne suis qu’un humain et je revendique le droit à l’erreur, au jugement, au pardon, à la reconnaissance ou non de mes erreurs… Mais par une justice digne et sans méthodes policières brutales, violentes et humiliantes.
Aux U.S.A. (qui sont loin d’être mon modèle favori), la devise des policiers est « SERVIR & PROTEGER » et c’est très souvent brodé sur leurs uniformes ou gravé sur leurs plaques… Peut-être serait-il bon de broder cette formule sur les uniformes de nos policiers et leur donner une petite formation de droits de l’Hommme, de respect de la personne et de dignité humaine, plutôt que de les équiper de Taser et autres Flash-Ball !…
Avec cette affaire Vittorio de Filippis, je pense que les policiers ont voulu se faire un journaliste de gauche…Et entre liberté d’expression et diffamation, la différence est ridicule.
Je pense aussi que M. Filippis a beaucoup de chance d’avoir été directeur de la publication de Libération. Car au vu des divers témoignages relevés ici et là, ce genre d’abus policier est monnaie courante, surtout envers les jeunes gens à la peau “bronzée” (comme dirait si stupidement un chef d’état voisin) mais pas seulement…
Ce qui les rend aussi arrogants et en dehors des lois et de leurs prérogatives, c’est que systématiquement la ministre de la police (de l’intérieur) les couvre avant même d’avoir pris la peine de diligenter une enquête.
Donc si d’aucuns trouvent que les médias et les bloggers en font un peu trop sur cette affaire, qu’ils se disent simplement que cette affaire permet de mettre en lumière des pratiques qui ne se limitent hélas pas aux journalistes connus et possédant assez de relations pour ébruiter l’affaire.