Le courage de le dire…
En plein week-end « téléthonique », il est très mal vu d’oser critiquer le téléthon… Pensez donc ! Tous ces gentils p’tits n’enfants si malheureux, on ne peut quand même pas rester de marbre devant toute cette souffrance ma pauv’dame… Faudrait être un monstre pour oser critiquer une si belle œuvre !
Alors peut-être vais-je passer pour un monstre aux yeux de certains… Je prends le risque et je l’assume ! N’ai-je pas pour habitude d’aller titiller là où peu osent s’aventurer ?
Voici donc un extrait de l’article d’Olivier Bonnet paru sur son blog Plume de Presse :
[superemotions file="icon_arrow.gif" title="{#superemotions_dlg.arrow}"] le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;
[superemotions file="icon_arrow.gif" title="{#superemotions_dlg.arrow}"] presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l’Association française contre les myopathies (l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou d’ouvrir de nouvelles pistes ;
[superemotions file="icon_arrow.gif" title="{#superemotions_dlg.arrow}"] il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles ;
[superemotions file="icon_arrow.gif" title="{#superemotions_dlg.arrow}"] après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;
[superemotions file="icon_arrow.gif" title="{#superemotions_dlg.arrow}"] lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.
Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale… pour « vaincre la myopathie » ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus… »
Vous pouvez lire l’article au complet ICI.
EDIT du 7/12 : A lire également : Téléthon piège à cons, Ce week-end, c’est téléthon, Téléthon : la charité à défaut de la solidarité…, Aujourd’hui c’est téléthon, Des bébés gravement malades privés de soins à cause d’un brevet, etc..






