La crise va-t-elle m’assassiner ?
Ce matin réunion au sommet… L’heure est grave. Comme chaque année nous devons passer nos commandes à nos fournisseurs étrangers pour la saison d’été 2009. Comme chaque année l’entreprise fait appel à ses banques pour l’aider à financer ses achats par un crédit de campagne puisque, selon les pays avec lesquels on traite, le paiement à échéance n’existe pas comme c’est souvent le cas à l’intérieur de l’hexagone entre professionnels avec les paiements à 30 ou 60 jours (le crédit fournisseur). Or cette année, la réponse de la banque qui habituellement était quasi immédiate se fait attendre. Et si la banque ferme le robinet, c’est l’entreprise toute entière qui va fermer. 7 personnes sur le carreau et tous les partenaires avec lesquels nous travaillons qui vont perdre un client et pour certains, un très bon client, même… Le jeux de dominos a commencé…
Il semble que les banques aient plus de facilités à spéculer dans des paradis fiscaux et à refiler notre argent à de gros enfoirés qui n’ont que leur baratin à vendre et les entubent jusqu’à l’os plutôt que d’aider et de soutenir des petites entreprises bien réelles, qui existent depuis plus de 10 ans avec des vrais personnes, des vrais murs, des vrais clients, des vrais produits, une vraie activité et qui, donc, produisent une vraie richesse au pays, paient des taxes nationales, régionales, locales, des cotisations sociales, des impôts, des cotisations retraite, font travailler des artisans, des commerçants, d’autres PME, etc…
La réponse dans quelques semaines… Soit nous poursuivons notre activité avec tout ce que cela implique de richesse produite pour le pays, soit nous fermons, mettons 7 personnes au chômage (dont une mère seule et ses trois enfants, moi, 51 ans, un crédit immobilier sur le dos, peu demandé sur le marché de l’emploi, etc. etc.) sans parler des prestataires et partenaire que nous risquons d’entrainer dans notre chute surtout si nous ne sommes pas seuls dans ce cas… Plus de cotisation ni de taxes payées, plus de richesse produite, mais des prestations à délivrer (assurances chômage, aide-sociale, etc.). Assisterez-vous à la descente aux enfers en direct-live ?… A suivre…
Quant à tout le fric que notre gand gesticulateur national à refilé aux banques en leur demandant de soutenir et venir en aide aux PME en priorité… Encore un joli coup médiatique auquel croient tous ceux qui ne sont absolument pas concernés (fonctionnaires, employés de grosses entreprises, etc.) ! La réalité du terrain est bien différente. Reste à savoir où vont donc passer ces milliards si généreusement et si rapidement rassemblées pour nos amis banquiers…







putain ça craint cette affaire…
une situation aussi ubuesque que celle que j’ai vécu cette année: un licenciement économique au service client de SFR alors que SFR a fait 2,5 milliards d’euros de bénéfice…
affaire a suivre donc…
J’espère que tu n’auras pas à vivre ça… Sinon, envoie une p’tite lettre à Sarkozy, pour lui demander de dénoncer publiquement la banque de ta boite, comme il l’a promis (en brandissant ses quelques vagues menaces)…
Une lettre à Carla ça peut marcher aussi.
Heu sinon, je te rassure, il y a des fonctionnaires qui savent que toutes ces belles promesses sont du vent. Et que le prétexte de la mauvaise situation économique est un excellent argument de nos ministres pour aggraver nos situations de travail (par exemple pour moi, hausse du nombre d’étudiants mais baisse des effectifs du personnel) et pour refuser de revaloriser les salaires ou de nous attribuer les primes que l’on touche habituellement en fin d’année.
On est tous logés à la même enseigne, pour des raisons différentes.
Les milliards donnés aux banques vont encore alimenter les spéculations de tous genres, car il parait que la crise offre des « opportunités » ! Les banquiers sont des joueurs et on ne soignent pas les accros du jeu d’un coup de baguette magique. Les paris sont ouverts …..
Tu sais bien que je ne parlais pas pour toi Hub quand je faisais référence aux fonctionnaires mal informés !… Quant à écrire une lettre de complainte à sa majesté ou a sa cour, faut pas compter sur moi !!! Jamais je ne plierai un genou devant ces gens. Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau c’est la faute à Rousseau.