On prend les paris ?
La suppression de la pub sur les télés du service public… Encore un bel effet de manche, encore un « coup » pour changer de sujet et tenter de faire oublier le pouvoir d’achat en berne. Pourquoi être aussi radical ? Pourquoi ne pas, plus simplement, la règlementer, l’organiser de façon à ce qu’elle soit acceptable. La raréfier, de plus, en augmenterait la valeur, donc les prix, donc stabiliserait les recettes ! Trop de pub tue la pub. Dans le même temps, supprimer le « sponsoring » d’émissions qui a donné naissance à une myriade de de fausses émissions de quelques minutes voire quelques secondes, dans le seul but de promouvoir une marque ou une enseigne, bien présentée grâce à ce prétexte, en dehors des écrans publicitaires classiques. Pourquoi donc, au lieu de celà, cette idée stupide, excessive, non concertée et brutale de supprimer totalement la publicité ?
A moins qu’il n’y ait une petite anguille sous la roche, comme d’habitude…
A moins qu’il n’y ait la volonté de mettre en place les conditions idéales à la revente (dans quelques temps et pour une bouchée de pain et à un « ami » de longue date) d’une des chaines du service publique comme ce fut le cas de TF1 en avril 1987 par le gouvernement Chirac. A l’époque ils avaient déjà pensé à France 2 (Antenne 2) mais, devant TF1 en terme d’audience, cela aurait peut-être été trop « voyant ». C’est donc TF1 qui fut privatisée.
Quant à ces taxes destinées à compenser le manque à gagner causé par la disparition totale de la pub… Qui va les payer ? Les acheteurs de télé et autres ordinateurs et pas forcément les plus riches ? Une fois de plus, tout le monde paie le même montant quel que soit son pouvoir d’achat et quels que soient ses revenus ? Qui va s’en mettre plein les poches ? TF1 qui va récupérer les pub de France Télévision. Puis quelques mois plus tard, France 2 une fois vendue et qui, de retour dans le privé, pourra faire revenir la pub sur ses écrans. Les taxes, elles, resteront…
Alors ? On prend les paris ? Une chaine publique vendue avant la fin du quinquennat de sa majesté ?






