Archive pour la catégorie ‘Réflexion personnelle’
Carla et Nicolas : On s’en tape !
Mais qu’est-ce qu’on s’en balance de la vie sexuelles de ces deux-là !
Vraiment je n’arrive pas à comprendre comment on peut faire une affaire d’état et s’intéresser à ce point de ce dont tout le monde devrait se contrefiche !
Qu’ils baisent ensemble ou pas, en groupe ou en couple, avec des hommes, des femmes, des chevaux ou des oursins, le jour ou la nuit, au lit, à la cuisine ou dans une cave, mais qu’en avez-vous à cirer ?…..
Ce qui compte chez une chanteuse ce sont ses chansons, sa voix, sa musique et sa poésie et ce qui compte chez un chef d’état c’est sa politique. Tout ce qui concerne leur vie privée franchement je vois pas du tout l’intérêt que ça peut avoir à part pour quelques pervers voyeurs hypocrites ou pour ceux qui souhaitent utiliser ce genre de non-information afin de détourner l’attention des masses imbéciles comme le prestidigitateur attire l’attention des spectateurs sur sa main droite pendant qu’il prépare son prochain coup de la main gauche…
Reste à déterminer qui est le prestidigitateur et ce qu’il veut nous cacher… Ou nous faire oublier… comme… Un bouclier fiscal ou quelque-chose comme ça ?
Vous avez dit constitution ?
Entêté, dogmatique jusqu’au l’excès, isolé dans son château, notre monarque une fois de plus démontre sa méconnaissance ou son mépris pour la République. « Il a décidé » de ne pas revenir sur le bouclier fiscal… On croit rêver… Depuis quand dans ce pays est-ce le Président de la République qui décide à la place du parlement ? Revenons donc à l’ancien régime, à la monarchie, et l’affaire sera réglée. Supprimons la constitution et le conseil constitutionnel qui gêne tellement notre petit monarque et sa cour UMP au point qu’ils passent leur temps à chercher comment en contourner les règles. Supprimons l’Assemblée Nationale qui semble n’être plus qu’une assemblée aux ordres du grand chef du parti unique UMP. Supprimons le droit de vote puisque les élections ne servent à rien vu que les résultats sont toujours sans effets (voire régionales 2010) ou produisent même l’effet inverse (voire référendum sur le traité de Lisbonne). Après cela on s’étonnera de la faible participation aux scrutins ! Supprimons le Conseil d’État puisque ses avis ne font que sourire notre exécutif toujours décidé à passer en force.

Gastronomie U.S. au Ben`s Chili Bowl
La politique se fait désormais dans les magazines people et dans les postes de télévision. Nombre de gentils téléspectateur de TF1 ont réellement cru que le diner de con entre le président Obama et notre monarque accompagnés de leurs épouse était un évènement planétaire. Pour la presse américaine n’en n’a pratiquement pas parlé, encore moins les télévisions. Combien d’américains on été informé de ce non évènement ? Comparé au pataquès français on ne frôle plus le ridicule on l’explose ! Quant au ridicule de notre président, tant dans ses propos que dans son comportement ou ses attitudes, je crois qu’il a atteint là des sommets vertigineux difficiles à battre.
Aller prendre se taper deux hot-dog dans un fast-food (Le Ben’s Chili Bowl où vont habituellement les noctambules à quatre heures du matin quand ils ont besoin d’un remontant pour effacer l’effet d’une nuit agitée) lui à d’ailleurs valu une gentille remarque de son condescendant homologue américain: « Ça montre à quel point Nicolas Sarkozy a le palais raffiné ». Et toc ! L’autre n’a même pas percuté et a prit ça pour un compliment !
Quant à la saillie de notre roi-président à propos de notre système de santé, outre le fait qu’elle soit assez agressive, mal formulée et vexante pour les américains, je la trouve très largement déplacée venant de celui qui fait tout pour le détruire et le transformer afin qu’il se privatise le plus possible et devienne un système privé à l’américaine avec lequel les plus démunis ont droit au strict minimum et les classes moyennes à pas grand chose de mieux. Chacun a pu remarquer la baisse perpétuelle des taux de remboursement et dans le même temps les augmentations de retenues forfaitaires sur les actes et les boites de médicaments. Transfert sournois et progressif vers les mutuelles privées… …pour ceux qui en ont les moyens ! Eh oui ! Ce système vieux de plus de 50 ans comme il aime à le jeter à la figure des américains, il est en passe de le détruire.
Mais le plus insupportable dans tout cela, en dehors de ces frasques ridicules, c’est ce que cet homme se comporte en monarque et décide seul dans ce qui était pourtant, jusqu’en 2007, une république parlementaire avec une constitution dans laquelle le rôle du Président de la République était clairement défini :
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.
Et il est bien précisé par ailleurs que :
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Le Premier Ministre dirige l’action du Gouvernement. Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. L’initiative des lois appartient concurremment au Premier Ministre et aux membres du Parlement.
L’initiative des lois n’appartenant constitutionnellement qu’au Premier Ministre et aux membres du Parlement, notre président confondrait-il sa fonction avec celle de son premier-ministre ou bien son premier ministre ne serait-il donc rien de plus qu’un très obéissant mais assez inutile homme de paille et porte-voix ?
Il semble qu’une majorité de députés (gauche, centre, et même quelques UMP) soient favorables à la suppression du bouclier fiscal. Mais sa majesté ayant obstinément dit « niet », le parlement ne fera donc pas son boulot et laissera ce petit roi décider seul bafouant ainsi le fondement même de notre république : sa constitution. En sommes-nous donc arrivés là ?
A la cour du Roy
Qu’apprends-je par hasard sur le site du journal Le Point (qui lui-même reprend une info lâchée par Le Canard Enchainé) ?… Que sa majesté s’est énervé le soir des résultats d’élections régionales en découvrant Dati sur France 2, laquelle se permettait de s’écarter verbalement de la ligne tracée imposée par le monarque…
« Mais qu’est-ce qu’elle fait là celle-là ? On ne l’a pas vue pendant la campagne, et la voilà devant les caméras ! », se serait alors exclamé le chef de l’État. Ni une ni deux, Nicolas Sarkozy, furieux, aurait ensuite décroché son téléphone pour appeler Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale. Sa consigne ? Retirer illico à Rachida Dati sa 607 Peugeot et son escorte personnelle composée de quatre policiers. La nouvelle, l’ex-ministre l’apprend quasiment en direct, de la bouche même de ses agents de sécurité. Elle obtient finalement le droit de les conserver avec elle jusqu’à son retour à domicile, mais pas un jour de plus… Le lendemain, elle sera même contrainte de rendre son téléphone portable, gracieusement prêté par le ministère de l’Intérieur. Par chance, en tant que maire du VIIe arrondissement de Paris, elle s’évite la marche à pied puisqu’elle dispose, à ce titre, d’une seconde voiture de fonction.
4 policiers pour escorter l’ancienne ministre… Donc soit elle court un réel danger et les lui retirer est un geste criminel. Soit elle ne court aucun danger et les lui retirer en est la preuve et la démonstration d’un gaspillage d’argent tout à fait évitable…
Juste deux choses…
- Pourquoi donc en période de crise − alors que ce gouvernement supprime un fonctionnaire sur deux pour réduire les dépenses − laisser tous ces moyens superflus à un ancien ministre qui, malgré tout, a encore les moyens de se payer le taxi voire une voiture et un chauffeur sur ses deniers propres qui doivent très largement dépasser plusieurs fois le SMIC, qui plus est lorsque le ministre en question dispose déjà dans le cadre d’une autre fonction, d’un véhicule à disposition aux frais de l’État ?
— - Cette réaction n’est-elle pas un peu soit puérile, soit idiote, soit la réaction à la fois puérile et idiote d’un être capricieux et colérique et qui use et abuse de pouvoirs qui, visiblement, lui montent à la tête. Et ce, qu’il s’agisse de sa majesté ou d’un de ses proches ainsi que le prétend Mme Dati.
A quoi a donc servi 1789 ?…
Le chiffre du jour
225
=
2 500 000 000
Entendu ce matin sur France Culture dans l’émission « L’ÉCONOMIE EN QUESTIONS » Par Dominique Rousset avec comme invités : Jean Peyrelevade, Vice-président de la banque Leonardo, Patrick Viveret, Economiste et philosophe et Olivier Pastré.
Les 225 personnes les plus riches
gagnent autant chaque mois
que les 2,5 milliards les plus pauvres…
Maintenant, venez me dire que l’être humain est une espèce saine, intelligente, sensée et sociale.
Comme une odeur d’été
L’ambre solaire est un produit que l’on utilise environ deux mois par an maxi. On en applique aux premiers soleils pour éviter le rouge carmin et ensuite lorsqu’on commet l’imprudence, même couvert de crème, de s’exposer aux soleils trop forts de juin ou de juillet ou des deux si on a la chance de vivre dans le Sud (
)… En août la peau est assez tannée pour supporter le soleil déjà déclinant de la fin de l’été. Ensuite le précieux flacon retourne au placard dormir et se faire oublier quelques mois…
Alors cet après midi lorsque je me suis retrouvé au soleil le visage enduit de ce produit estival au parfum si caractéristique, lorsqu’en plus de l’odeur j’ai senti la première brûlure du soleil sur mon visage, est montée en moi une étrange sensation de bien-être et de plaisir d’été si particulier. J’entendais presque le clapotis de l’eau et le chant des cigales…
Et dimanche matin nous passons à l’heure d’été… Georges Clémenceau disait : « Le meilleur moment en amour, c’est quand on monte l’escalier ». Cette période de l’année est un peu la même chose pour la belle saison.
La dictature de la "crise" et du SMIC…
On se demande bien ce que pourraient être les salaires si le SMIC n’existait pas !…

1056€ par mois pour vivre !… Payer son loyer et ses charges, sa facture d’électricité, d’eau, de chauffage, sa nourriture… Mais ce n’est pas tout ! Pour ce prix là des employeurs n’hésitent pas à EXIGER de vous de posséder un véhicule et d’être facilement joignable grâce à un portable par exemple… Partout on vous fait comprendre qu’Internet est indispensable à une vie épanouie : Banque en ligne, paiement de factures, relevés de sécurité sociale, démarches administratives, et tant d’autres choses… Et je ne parle même pas d’élever des enfants avec cette misérable aumône qu’ils ont l’audace d’appeler salaire…
Mais lorsque je vois ces offres d’emploi sur lesquels les employeurs s’appuient au SMIC et s’y plaquent comme contre un mur et de toute leur force, je me demande bien ce qu’ils offriraient si ce garde-fou dérisoire n’existait pas ? Reviendrait-on à l’esclavage ? D’aucuns doivent en rêver…
Quelle structure mentale faut-il donc avoir pour oser, sans scrupule ni honte, exploiter les compétences, la force, la patience, le temps, le courage, le savoir-faire de ses semblables en ne leur donnant en retour que quelques miettes indécentes ? Le tout, très souvent, juste avant de grimper à bord de sa Mercédès, BMW ou autre 4X4 pour rejoindre sa petite famille luxueusement installée dans une maison cossue et bien trop grande ?
C’est bien le nouveau mal de ce siècle introduit par le libéralisme financier et le capitalisme à outrance venu des USA. Le chacun pour soi, l’antisocial à fond, l’égoïsme exacerbé, la possession comme religion, l’exploitation des autres pour son petit confort personnel comme credo.
Le maintien d’un important taux de chômage permet de couper court à toute négociation salariale et d’imposer aux salariés pris à la gorge et hantés par la peur du chômage des conditions de travail et de salaire tout à fait inacceptables dans un pays du peloton de tête des nations les plus riches du monde. La pseudo-crise et le chômage sont du véritable pain bénit pour les exploiteurs de tous poils…
Faites vous du blé sur le dos des vieux grabataires !
Ce matin, parmi la petite vingtaine d’offres d’emploi parues à Pôle Emploi, je remarque des demandes émanant d’un « nouvel ehpad ». Des contrats qui ne me concernent pas puisque tous spécialisés en médical et paramédical. Mais comme je suis curieux de tout, que je m’intéresse à tout, je me demande ce que signifie EHPAD et je cherche sur Internet.
La première réponse (en fait une pub) me conduit sur un site qui va me donner la signification de cet acronyme : Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes.
S’occuper de personnes âgées c’est bien, surtout lorsqu’elles sont dépendantes. C’est un devoir national. C’est de la responsabilité de chacun. C’est un obligation morale. C’est juste le respect du aux anciens sans lesquels nous n’existerions même pas.
Par contre, se faire du fric sur leur dos, là, ça coince…. Et je dis biens « sur leur dos ». Que les personnels soignants, d’encadrement, de service, d’entretien, de fonctionnement de l’établissement soient rémunérés correctement est bien la moindre des choses. Mais que quelques investisseurs s’empiffrent en n’en branlant pas une juste en plaçant leur putain de fric dont ils ne savent plus que faire, je trouve cela absolument immonde et écœurant.
Et quand je lis des arguments tels que « Avec des loyers nets élevés » ou encore « triplez le rendement de votre épargne », j’ai juste envie de vomir.
Gagner sa vie en travaillant, oui. La sur-gagner juste parce qu’on gagne déjà trop, plus que les autres, qu’on n’a pas besoin de tout cet argent mais qu’on en veut quand même encore plus, toujours plus, à ne plus savoir qu’en faire, là ça devient proprement ignoble. surtout que, dans le même temps, ceux qui méritent le plus une juste rémunération, se voient amputés de leur du, dans l’unique but de servir encore et toujours plus d’intérêts financiers à ces bâtards d’investisseurs cupides.
Ailleurs on peut lire : « Le statut de loueur en meublé non professionnel par lequel vous allez passer pour investir en EHPAD partage exactement la même philosophie que le statut de loueur en meublé professionnel en matière d’outil de rente non fiscalisée. Cette non fiscalisation des revenus est valable sur une très longue période, généralement entre 30 et 40 ans en EHPAD. C’est un puissant outil de revenus à terme non fiscalisés ».
Exonérations d’impôts, récupération de la TVA, défiscalisation par-ci, avantage par là… Et on dit que les caisses sont vides et qu’on ne peut plus payer les retraites ? Et on nous demande de travailler encore plus et plus longtemps, de gagner toujours moins. Moins de salaires, moins de retraites, moins de remboursements de soins. Et pendant ce temps on continue les innombrables cadeaux à ceux qui sont déjà les plus fortunés et en ont le moins besoin…
Il faut bien dire les choses telles qu’elles sont. Dans nos société décadentes post-modernes, les vieux (désolé mais le politiquement correct me fait chier) sont considérés comme les déchets : On ne veut pas les voir ni s’en occuper soi-même. On les places dans des endroits très jolis de l’extérieur, le plus à l’abri possible des regards et de la vue. Ce qu’il se passe à l’intérieur on ne veut pas trop en entendre parler. Et puis si en plus on peut se faire de la thune dessus sans se salir les mains, c’est encore mieux…
Et pourtant il existe toujours des hommes et des femmes dévouées qui exercent au sein de ces établissements (et d’autres) et dans des conditions de salaires, d’horaires, d’encadrement le plus souvent peu enviables, de véritables sacerdoces. L’écart qui existe entre le dévouement de ces personnes et la cupidité de ceux qui s’enrichissent sur leur dos (ainsi que sur celui des pensionnaires) m’est insupportable.
La Poste : Plus d'abonné au numéro !…
Autoentrepreneur désireux de réaliser un mailing, une responsable de la Direction Commerciale de La Poste me conseille de prendre contact avec le bureau de poste de ma commune de 6.000 habitants afin de leur demander de me fournir les 800 vignettes d’affranchissement « envoi en nombre » dont j’ai besoin.
Première étape, trouver le numéro du bureau de poste de mon village. Direction les pages jaunes. Résultat :
Plus de numéro de téléphone pour joindre mon petit bureau de poste mais une p… de « plateforme téléphonique »… Forcément : A supprimer les trois quarts de postes dans les bureaux, les employés n’ont plus le temps de répondre au téléphone. Il faut donc composer un numéro dont on vous prévient qu’il est à tarif « spécial » (ben voyons donc tant qu’à faire) mais dont on ne vous donne pas le tarif (agrandissez l’image et cherchez dans la liste, vous ne trouverez pas la tarification du 3634) !!!
Au risque de me ruiner, je compose donc ce numéro et là on commence par de la musique puis un serveur vocal qui, heureusement, me propose un contact humain en dernier choix. J’opte pour ce choix. Re musique… Puis une opératrice à laquelle j’explique que je souhaite m’entretenir avec le bureau de poste de mon village ! Elle me demande le nom de mon village. Ne le comprend pas je dois lui en épeler l’orthographe ! Ben oui la pauvre doit être en région parisienne voire à l’étranger, alors savoir si Gignac s’écrit « Jiniac » ou « Giniaque » ou encore « Ginniac »… Elle cherche, ne trouve pas et finit par me donner un numéro en 04 67… mais sans grande conviction… Pratique le truc hein ?
Je compose le numéro et oh miracle j’entends avec surprise « Bureau de Poste de Gignac bonjour ! »… Quel bonheur… Je demande donc si mes vignettes (TPO en jargon de La Poste) sont disponibles. Réponse : « Ah mais ça c’est monsieur le Receveur qui s’en occupe et il n’est pas là aujourd’hui. Rappelez demain ! ». Voilà comment les entreprises peuvent travailler en France !
Voilà… Je précise que le bureau de poste est ouvert 3h le matin et 3h l’après midi, de 9h à 12h et de 14h a 17h sauf le samedi seulement 3h le matin de 8h30 à 11h30. Soit un total de 33 heures d’ouverture par semaine… Pourquoi ces horaires ? Ben parce qu’à force de ne pas remplacer les fonctionnaires qui partent en retraite, il n’y a plus personne dans les bureaux de poste… Alors quand on les ferme pas, on y mets des automates d’affranchissement, des horaires bidons et on cache les numéros de téléphone sur les pages jaunes pour que les employés restant ne se consacrent plus qu’à servir les clients à la chaine ! Ren-ta-bi-li-ser ! Ce gouvernement préfère des chômeurs plutôt que des fonctionnaires cotisant, payant impôts TVA et taxes diverses, et de bons services publiques.
Ensuite bien évidemment tout le monde se désole et s’irrite de ces dysfonctionnements. Alors tel le chevalier blanc qui juge et décide, la mari de la chanteuse arrive, traite les fonctionnaires de fainéants, et justifie les privatisations : « Vous allez voir avec le privé ça va mieux fonctionner ! ». Et c’est là que débarquent les amis du mari de la chanteuse. Vous savez, les patrons du CAC 40 qui se font payer en millions d’euros, se font offrir des parachutes dorés, des stock-options et des retraites incrustées de diamants qui se mesurent en dizaines de millions d’euros. Avec eux les plateformes téléphoniques ne sont même plus en région parisienne mais à Tunis ou Marrakech ! Travail le dimanches, heures supp défiscalisées et exonérées de cotisation sociales (= ne rapportent rien aux caisses de retraite, à l’état ni à la sécu) et turnover impressionnant tant les conditions de travail sont épouvantables et les salaires minables. Aucun soucis par contre en ce qui concerne les dividendes des actionnaires, les stock-options des cadres et dirigeants et les rémunérations des occupants des derniers étages… C’est-à-dire toute cette immense masse d’argent qui échappe aux cotisations sociales et aux cotisations caisses de retraite…
Après ça notre PDG de la France va venir s’installer ce soir dans les studios de son ami le PDG de la première chaine de télévision pour squatter le journal de 20 heure et le prime time de 20h40 (sans pub ni météo entre deux exceptionnellement et pour que vous ne zappiez pas) et dans le but de vous expliquer qu’on ne peut absolument pas faire autrement que comme il va vous dire qu’il faut faire. Il vous expliquera que si, par hasard, vous avez la chance de bosser, et si vous avez la chance de ne pas vous faire licencier avant, vous allez avoir en plus, la chance de bosser encore plus longtemps et plus vieux !! Elle est pas belle la vie ? Surtout on ne touche pas à l’argent de la finance et du capital, mais on vous fais bosser plus longtemps, et pour des salaires pourris ! Eh oui ! Grâce à ce chômage artificiellement et savamment entretenu, on peut se permettre de maintenir les salaires au plus bas : « si t’es pas content y en a 10 qui attendent ta place et se contenteront de ton salaire » !
Le retour à l’ancien régime est enfin une réalité ! Il aura donc fallu 220 ans pour rétablir tout ce qui faisait la splendeur et le bonheur de l’aristocratie et de la bourgeoisie sous la monarchie…
Et les veaux ? Ils gobent et ruminent en silence !…
Sauver l'espèce, pas la planète !…
Partout, toujours on n’entend parler que du sauvetage de la planète. Quelle belle escroquerie !
Mais la planète, elle s’en fiche de nos conneries ! La planète elle était là des milliers de millions d’années avant que n’apparaisse le germe de ce qui à donné naissance à l’espère humaine et la planète elle continuera d’exister des centaines ou des milliers de millions d’années après que l’espèce humaine aura disparu !!!
La catastrophe qui vient de se produire à Port Aux Princes en Haïti en fait la triste démonstration : Une minute suffit à la nature pour détruire des centaines de constructions humaines et tuer des milliers d’êtres vivants, surtout des humains….
Il ne faudra pas longtemps (à l’échelle planétaire) à la nature pour effacer toute trace de passage de l’espèce humaine sitôt celle-ci disparue. Météorite, éruption volcanique, séisme, pollution, dérèglement climatique, ou n’importe quel autre évènement naturel viendra tout ou tard à bout de cette espèce prétentieuse et ravageuse qui se croit tout permis et se prend pour ce qu’elle est loin d’être : une espèce intelligente !!!
Comment parler d’intelligence alors qu’on continue de s’entretuer pour des futiles histoires de territoires ou de religions ? Comment parler d’intelligence quand on constate que cette espèce est en train de se saborder elle même en détruisant ce qui la fait vivre ? Comment parler d’intelligence devant ces tout petits esprits qui se prosternent devant des dieux de pacotille et restent convaincus qu’un de ces dieux a créé l’univers de ses petites mains en quelques jours ? Comment parler d’intelligence quand une infime partie d’une espèce vit sur le dos de tout le reste de l’espèce ?
La planète est née il y a environ 4.600 millions d’années… Quatre mille six cents millions d’années !! L’espèce humaine est apparue il y a environ 7 millions d’années seulement. C’est du moins « l’âge » du plus ancien de nos ancêtres connus à ce jour.
4600 – 7 = 4593 millions d’années durant lesquelles la planète s’est fort bien passée de la présence des humains !… 7 millions d’années cela représente 0,15% de l’existence totale de la planète de sa naissance à aujourd’hui ! Les dinosaures ont dominé la planète pendant environ 250 millions d’années. Je pense que notre espèce ne tiendra même pas le dixième de cette durée… Et disparaitra à jamais…
Qu’est-ce que cela signifie ? que nous devrions faire preuve d’un peu plus d’humilité et surtout de cette intelligence dont nous nous croyons pourvus et qui pourtant nous fait tant défaut : Ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est tout simplement notre espèce. Et cela n’a aucun caractère de gravité pour l’univers si ce n’est pour nous et pour nous seuls, pauvres petits microbes de l’univers.
Ah ce gouvernement ! Quel bande de petits plaisantins…
Oooops ! Nous sommes déjà le 15 septembre et je n’ai rien écris ici depuis le 2 ?? Oh la la…
Désolé mais les derniers jours ont été un peu bousculés ! Fin de contrat et puis le bordel prévisible, le joli foutoir qu’on ne sait plus comment nommer Pôle-emploi-anpe-assedic… Cela fait maintenant quelques mois que Pôle Emploi a vu le jour et lorsque vous vous adressez à Pôle Emploi par téléphone, on vous parle de deux entités : Pêle Emploi ANPE et Pôle Emploi ASSEDIC. En effet l’idée de réunir ces deux administration qui bien que s’adressant partiellement aux mêmes catégories de personnes ont deux activité totalement différente, était une idée stupide. Enfin stupide… Tout dépend du but recherché ! Si le but était de simplifier, optimiser, améliorer le service, c’est raté et c’était prévisible. Si le but était de massacrer ce service pour ensuite tenir tous les arguments d’une privatisation, là c’est plutôt réussi…
Avant la sortie du beau logo tout neuf à 500.000€, l’ANPE avait fait refaire son logo il y a 5 ans pour un coût de 2,4 millions d’euros… Tout cela sans compter les frais occasionnés par le changement de tous les papiers à entête, les imprimés, les déplilants et formulaires divers, les enseignes en plexi, les bornes et autres PLV, etc…
Bref, au lieu de garder les anciens noms, les anciennes structures, les anciens logos mais d’améliorer les performances en embauchant et en formant les personnels chargés d’accueillir, accompagner et écouter les citoyens privés d’emploi, il semble que notre gouvernement ai choisi de claquer de l’argent à des futilités qui ne servent ni les personnels, ni les usagers, bien au contraire !…
Résultat, un bordel sans nom où les gens s’énervent, d’un côté parce qu’en plus de vivre la pénible et douloureuse expérience du chômage et du licenciement ils ne se sentent pas soutenus et n’obtiennent pas de réponse à leurs interrogations, de l’autre des agents débordés, dépassés qui se sentent impuissants face à des usagers en grande détresse. Au milieu de tout cela, un président goguenard qui vanne lourdement sur des orchidées ou des posters de Polynésie (voir ICI)…
A ce propos, visitez ce blog qui a pris l’initiative d’envoyer une lettre à notre cher président, suite à cette sortie délicate à propos des employés de pôle emploi : http://www.lafusionpourlesnuls.com/article-35732878-6.html
C’est pas la faute à la crise !
Voilà, mes 6 collaborateurs et moi-même allons sans doute être jetés à la rue dans quelques jours dès lors que la liquidation de la société qui nous emploie aura été décidée, confirmée et validée par les autorités.
On va nous faire passer pour des victimes de la crise alors qu’il n’en n’est rien ! Cette boite aurait très bien pu continuer à fonctionner et même gagner beaucoup d’argent si elle avait été gérée autrement… Mais bon, quand on a un gérant qui fume un peu trop de pétards et croit davantage aux pierres magiques et aux formules incantatoires qu’aux réalités du monde et aux mises en gardes que lui font ses collaborateurs, on fonce droit dans le mur. Et le mur il est là sous nos yeux juste devant.
Après plus de 10 ans de bons et loyaux service, je vais donc émarger à l’ANPE pardon, chez l’ami Paul (emploi)… A 52 ans c’est pas gagné ! Adieu la maison vu que je ne pourrai pas rembourser les traites bien longtemps avec ce que Paul (emploi) va généreusement me verser chaque mois. Pour se loger ça risque d’être assez amusant vu ce que demandent comme garanties les voleurs agences et autres proprios-investisseurs assoiffés de pognon… Souhaitez-moi bonne chance mais je crains que ça ne suffise pas…
Je me demande si je ne vais pas devoir mettre ce blog en standby voire le couvrir pudiquement d’un voile noir si je ne veux pas me griller auprès d’éventuels employeurs UMPistes sarkozystes… !
Bon là j’ai un peu le moral dans les chaussettes alors je vous confie les clés quelques temps…
Iran, Europe et nature humaine…
Non, franchement, vous ne vous imaginiez quand même pas que la démocratie était arrivée en Iran ? Allons, allons, mais vous croyez aux comtes de fées ou quoi ? La seule leçon à retenir de cette bouffonnerie totalitaire, est le taux de participation, à rapprocher de celui des récentes élections européennes…
En fait c’est quand les gens sont privés de démocratie et quand ils ont le moins de chance d’être entendus en raison d’élections grossièrement truquées, qu’ils votent. Dès lors que leur vote peut véritablement influer sur les résultats d’un scrutin « honnête » et véritablement démocratique, ils ne se déplacent même plus ces cons-là !
La nature humaine est vraiment trop nulle !…
Tout a-t-il un prix ?
Deux news ce matin :
1. Serge Dassault, le célèbre patron de presse propagandiste / vendeur d’armes fils de son père et accessoirement soutien politique fort du président, vient de voir son élection invalidée car il avait « acheté » des électeurs. L’histoire ne donne pas le prix…
2. Shell paie 15,5 millions de dollars pour ne pas comparaitre à un procès dans lequel elle est soupçonnée d’être impliquée dans l’assassinat de 6 militants écologistes opposés aux méthodes d’extraction de la compagnie au Nigeria.
Acheter des électeurs, la justice… Quel bel état d’esprit ! Quels exemples pour la jeunesse ! Tout ça me donne une légère nausée, pas vous ?
Un portique chez les moufflets
Un gosse a filé un coup de couteau à une de ses profs. C’est abjecte, c’est incroyable, c’est de la pure folie. Aussitôt le gouvernement, spécialiste dans l’exercice, s’empare du fait divers et annonce son remède miracle : Des portiques de détection à l’entrée des écoles ! Whaou trop fort !
Donc selon cette logique implacable, le jour où un élève filera un coup de poing à un prof, on installera des mini-guillotines et on coupera les bras des enfants à l’entrée des écoles ? Ou on ajoutera des murailles avec barbelés et miradors, des cachots à l’intérieur des écoles, des caméras vidéo de surveillance un peu partout, des lecteur d’empreinte ADN à l’entrée ?…
Voici donc comment se fait la politique désormais : A la communication, au marketing, à l’effet d’annonce, à l’emporte-pièce. Surtout pas le temps d’essayer de comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là et essayer de traiter le mal à la racine. Non, pas le temps, trop d’élections en vue, trop proches. Il faut du concret pour le 20H de TF1. Il faut des actions choc, qui marquent l’opinion, même si elle ne servent à absolument rien d’autre que supprimer petit à petit un peu plus de libertés individuelles à chaque fois, insidieusement, sournoisement… Qu’importe ! Le petit peuple doit s’imaginer que l’on s’occupe de lui. Ainsi il sera endormi et prêt à voter même pour ceux-là qui réduisent ses libertés !
Lundi matin j’ai viré un jeune stagiaire de 18ans qui avait commencé son stage le lundi précédent. Le jeudi était férié et le vendredi notre jeune lycéen n’avait pas envie de « bosser ». Alors à 10h il prétexte d’aller voir son « infirmière » au « bahut » et part sans notre accord et contre notre avis !! Déjà son comportement était plus que border line. MP3 vissé sur les oreilles à longueur de journée même pour s’adresser aux gens, confidences sur sa vie personnelle et ses déboires amoureux à qui veut les entendre, deux mains gauches (ou pieds ?), bref, pas bien dégourdi le garçon et nous ne sommes pas un centre d’aide sociale. Nous avons pour principe de ne pas exploiter les stagiaires et de ne pas en faire des esclaves corvéables à merci mais de leur confier des missions aussi intéressantes que possible dans le cadre de leurs études. En général cela se passe toujours plutôt bien, on est une boite « cool » et je ne suis pas un manager chiant loin de là !
Avant qu’il ne parte, j’ai essayé de lui expliquer les raisons de ma décision. Lui expliquer ce qu’il semble totalement ignorer à 18 ans : Les notions de respect de la hiérarchie, de lien de subordination, de responsabilités des uns et des autres, de courtoisie élémentaire et de respects de ses collègues, etc. Bref, des éléments de base qui lui échappent totalement. Je n’ai même pas pu terminer mon petit discours (pas du tout paternaliste ni moralisateur, encore moins condescendant) que notre énergumène se lève de sa chaise excédé et part en maugréant, visiblement sans vouloir (pouvoir ?) entendre quoi que ce soit, se posant définitivement en victime totalement incomprise…
Et je crains bien qu’il ne soit pas le seul jeune de son école a avoir ce genre de comportement et d’attitude vis-à-vis des structures de la société.
Ce n’est pas à ces jeunes en particulier qu’il faut s’attaquer même s’il faut trouver le moyen de les remettre un peu dans les rails, mais c’est surtout de chercher et de trouver les causes et l’origine de ces comportements qui ne sont pas apparus par hasard ni en quelques mois. Il faudrait un courage politique de long terme. Or nos politiques n’ont plus ce courage ni ce temps. Que va-t-il donc se passer quand toutes les valeurs auront sauté, que plus personne ne respectera plus rien, que les autorités n’existeront plus, qu’il n’y aura plus qu’un grand chaos bordélique où seule prévaudra la loi du plus fort ?
Ce ne sont pas des portillons de détection d’armes pas plus que des commissariats de police dans les écoles qui résoudront le problème de façon pérenne. La seule solution serait de chercher avec honnêteté et humilité à comprendre comment cette société a pu en arriver à ce que des enfants n’aient plus aucun sens du repect de l’adulte, de la hierarchie à ce que des enfants puissent imaginer agresser des adultes dépositaires de l’autorité, à ce que des enfants aient, ne serait-ce que l’idée même, de se rendre à leur école avec un couteau, un cutter ou n’importe quelle autre arme dans un but autre que celui de le montrer à leurs petits copains (qui n’est pas malin mais n’a pas du tout le même sens ni la même symbolique)… Comment a-t-on pu en arriver là ? Où cela va-t-il nous mener ?
La démocratie c’est pas ça
L’UMP et son chef de file ont confisqué le pouvoir et bafoué la démocratie. Les autres partis politique en avait fait de même avant mais de façon moins agressive, moins arrogante et surtout moins dévastatrice. Pour l’UMP, la démocratie ce n’est pas le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, mais le gouvernement du peuple, par l’UMP, pour lUMP et ses amis.
En France, on n’a rien compris à la démocratie.
Pour nos politiciens de (presque) tous bords, la démocratie se limite aux urnes. Pour eux, la démocratie c’est signer un chèque en blanc, donner les rennes du pouvoir et laisser faire tout et n’importe quoi librement pendant 5 ans. Et dans ce pays, les pouvoir successifs passe la plus grosse partie de leur temps à défaire soigneusement ce que l’autre a fait avant. Trois pas en avant, deux en arrière voire, plus grave, l’inverse !…
Alors qu’en réalité, jamais il n’existe d’unanimité d’un même bord dans la population. C’est pourquoi nous devrions injecter une très forte dose de proportionnelle dans nos élections législatives. Il faudrait que dans ce pays, aucune tendance ne puisse s’arroger le pouvoir à elle seule, afin que toujours des débats, des dialogues, des ouvertures et des compromis soient nécessaires dans les prises de décision et dans l’élaboration des textes qui gèrent nos vies de citoyens. Il ne s’agit pas évidemment de chercher l’unanimité, mais un plus large consensus et des garde-fous à l’ivresse du pouvoir…
Nos politicien voyous, sournois, menteurs et manipulateurs, tentent de nous faire croire à ces ouvertures. Soit en mettant un coup de projecteur sur quelques transfuges carriéristes ayant changé de camps pour améliorer leur ordinaire, soit en se prétendant au centre, amis de tous et de chacun, Grand Schtroumpf au milieu des schtroumpfs, gentil paternel juste et équitable.
Fourberies que tout cela !
La véritable démocratie consisterait à avoir un véritable parlement représentant véritablement et proportionnellement toutes les composantes et toutes les sensibilités de notre pays. Là, il deviendrait vraiment efficace et utile de voter pour de petites listes qui, à elles seules ou unies à d’autres, pourraient de toute évidence empêcher ou freiner de graves régressions comme celles, inombrables, que le gouvernement en place impose à notre république depuis 2007…
Mais lequel des mastodontes abreuvés de pouvoir que sont l’UMP ou le PS voteraient des lois permettant cette ouverture à une véritable démocratie et donc la fin de leur liberté totale de mouvements (même nocifs) de 5 ans ? Allons-nous devoir nous diriger vers une nouvelle révolution pour obtenir enfin une vraie démocratie et une gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple ?
Ce qui a changé…
En résumé, avant on faisait des choses, maintenant on fait du fric.
Le commerce par exemple. Avant on fabriquait dans des fabriques, puis on vendait dans des boutiques. Chacun ajoutait avec mesure et raison le prix de son savoir-faire, pas plus, et tout le monde s’y retrouvait. On apprenait à faire les choses. On connaissait son métier. Le plus souvent même, on l’aimait. Il y avait le poissonnier, le boucher, le quincailler, le fleuriste, le fourreur, l’épicier, le chausseur, le boulanger, etc. On achetait ce dont on avait besoin. On produisait généralement dans le pays, voir localement. Certes, il y avait une petite proportion de très pauvres et une autre de très riches, mais le plus gros se situait dans les classes moyenne, moyenne inférieure et moyenne supérieure.
Puis est arrivée la société de consommation libérale dans les années 70 et là on s’est mis à faire du fric. Il ne s’agissait plus de vendre du pain, des boulons ou des clés de 12, mais de faire de l’oseille. Tous les moyens sont devenus bons. L’honnêteté (relative) et la moralité qui subsistaient on laissé place à la triche, l’arnaque, l’escroquerie, etc. Sont apparus tout un tas de vautours qui se croyaient très malins. Un peu comme ces simples d’esprit qui croient aux systèmes de tontines ou de pyramides… Acheter le moins cher possible et vendre le plus cher possible. Gonfler artificiellement les marges. Créer des besoins. Pousser à l’endettement afin que même ceux qui n’en n’ont pas les moyens aient envie et s’achètent ce qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir et cela, sans augmenter leur pouvoir d’achat, juste par l’endettement. En gros, mal payer ses salariés, mais les inciter à s’endetter pour acheter quand même la surproduction !
Mais voilà, pour qu’un gagne beaucoup, beaucoup doivent perdre pas mal ! Les salaires de ceux qui détiennent le pouvoir se sont mis à déraper. Les écarts se sont creusés. Les plus bas salaires se sont mis lentement à stagner tandis que les revenus du capital (dividendes et autres primes diverses) et les hauts salaires gonflaient démesurément. Le bon sens et les scrupules ont disparu laissant la place à l’égoïsme et à la cupidité exacerbée. Les prix des produits n’ont plus rien eu à voir avec leur valeur. Le commerce a disparu pour laisser place au profit, à la rentabilité, à l’arnaque démesurée. On vous vend des produits venus de l’autre bout du monde et fabriqués par une main d’œuvre sous payée au même prix qu’on devrait vous vendre le même produit fabriqué sur place par une main d’œuvre payée correctement. Qui empoche la différence ?
On vous sort de fallacieux prétextes de coût de main d’œuvre et de charges sociales. La vérité c’est qu’il préfèrent mettre tout l’argent dans leur poche plutôt que dans le bien-être de leurs salariés (salaires décents et bonne couverture sociale).
Salaires faramineux, primes insensées, parachutes dorés, stock-options, participations gargantuesques, dividendes royaux, j’en passe et des meilleurs. C’est un peu comme si vous alliez remplir votre seau au puits mais que ce seau soit criblé de trous ! En arrivant chez vous, vous avez arrosé tout le monde au passage mais vous il ne vous reste presque plus rien !
Il y a trop d’argent qui se « perd » en dehors d’un circuit raisonnable et maitrisé. Le libéralisme ça consiste à laisser un petit groupe se gaver sur le dos du plus grand nombre. La seule liberté du libéralisme, c’est celle de gagner le plus de fric possible par tous les moyens possibles, la liberté d’arnaquer et d’être arnaqué…
L’exemple des produits laitiers qui animent l’actualité du moment en est une preuve flagrante. Comment expliquer (honnêtement, pas avec les fausses excuses bidons qu’on vous sert au 13h de TF1) que les prix des produits laitiers augmentent sans cesse en supermarché alors que le prix d’achat du lait proposé aux agriculteurs éleveurs diminue sans arrêt ? Qui se gave au passage ? On pourrait renouveler l’exemple avec le pétrole et presque tous les produits alimentaire ou non. Et le crédit ? Comment peut-on laisser des banques proposer des crédits à 20% à des gens qui gagnent 1000 euros par mois et auxquels on ne peut proposer pour seul placement qu’un livret A qui leur rapportera 1,75 %? Surtout quand, dans le même temps, les plus riches et qui en ont le moins besoin, se voient proposer des financements (oui, quand on est riche et qu’on emprunte beaucoup ce n’est plus un crédit, c’est un financement !) à des taux largement inférieurs à 20% et des placements à des rendements bien supérieurs à 1,75% !!!
L’an passé chez Leroy Merlin, j’ai acheté une tonnelle et sa toile. 179€ la tonnelle, 45€ la toile. Cette année, le même produit est vendu 299€ la tonnelle et 99€ la toile !!! Qu’est-ce qui justifie ces augmentations de 67% et de 120% en tout juste une année ? De qui se moque-t-on ? Où passe la marge ainsi explosée ? Dans la poche de qui ? Certainement pas des salariés de la société !
Comment peut-on trouver naturel que des êtres humains puissent recevoir chaque année, chaque mois, chaque jour une rémunération égale à 100 ou 200 fois (voire plus encore !) celle d’un autre être humain travaillant dans le même pays, voire dans la même société ? Comment peut-on être assez con, prétentieux, égoïste, sans scrupule et sans moralité pour penser valoir 100 ou 200 fois plus qu’un de ses semblables, même si ce dernier a fait moins d’études (qui est un critère bien léger quand même !). Comment cela peut-être être passé dans la normalité aux yeux de certains (et pas uniquement de ceux qui gagnent le plus, d’ailleurs) ?
L’Homme étant par nature incapable de s’autoréguler contrairement à ce qu’ont voulu nous faire croire les chantres du libéralisme (UMP et autres MODEM) pendant des années, il est important que les états contrôlent les éléments essentiels que sont le commerce, la banque et les rémunérations. Comment accepter, comment supporter, comment ne serait-ce qu’imaginer, qu’une partie de plus en plus importante de la population d’un pays riche comme le nôtre ne puisse accéder de façon décente et correcte aux éléments de base que sont un emploi payé correctement, le logement, la nourriture, les soins, les transports, l’énergie, l’habillement pendant que, dans le même temps et dans ce même pays, une petite quantité de gens qui ne valent pas plus ni mieux, se gavent littéralement, en toute impunité, au vu et au su de tous, et bien au-delà de toute respectabilité, de tout mérite, de toute décence ?
Quel est donc ce modèle au sein duquel grandissent les enfants d’aujourd’hui ? Est-ce un retour au moyen-âge, au cervage, à l’esclavage transposés au 21ème siècle avec, en plus, les dérives agravantes des moyens de communication modernes (et donc de manipulation mentale), la vénération du superficiel (argent, consommation maladive, paraitre, gloire, célébrité, jeunesse physique) au détriment de l’essentiel (être, réflexion, intelligence, culture de l’esprit) ?
Hypocrisie & Co.
Notre mauvais comédien de président joue en ce moment et depuis quelques mois les grands offusqués devant le vol caractérisé auquel se livrent quelques dirigeants-voyous d’entreprises françaises. Grandes gesticulations comme il en a l’habitude, prétendues menaces qui ne font peur à personne puisque tout le monde sait très bien que bon nombre de patrons affublés de cette mentalité cupide sont de ses amis ou relations…
Si l’État voulait véritablement faire quelque-chose, il le pourrait très aisément ! Il suffirait de modifier le mode de calcul de l’impôt sur le revenu et de taxer à 90 voire 100% les revenus dépassant un certain seuil, de supprimer quelques niches fiscales malodorantes et très clairement mises en place dans le seul et unique but d’alléger la fiscalité des plus riches de nos concitoyens, de quelques lois soumettant tous les revenus quels qu’en soit l’origine à impôt, etc. Mais comme il l’a dit très clairement à propos du bouclier fiscal : il n’a pas été élu pour augmenter les impôts (et surtout pas ceux des classes supérieures). Hypocrisie donc, que toutes ces mascarades médiatiques.
Est-il acceptable, humain, intelligent, concevable, que dans une même entreprise, l’échelle des salaire aille de 1 à 700 ?… Qui peut être à ce point psychologiquement dérangé pour s’imaginer valoir 700 fois plus que n’importe quel être humain ? Et comment peut-on s’octroyer des centaines de milliers, voire des millions d’euros tout en activant des plans sociaux qui mettent au chômage et à la rue des gens qui gagnent moins de 1500€ nets chaque mois, tout cela sous prétexte de mauvaise rentabilité ? Et si les dirigeants et actionnaires commençaient par balayer devant leur porte avant de jeter à la trappe ceux qui leur ont permis de s’enrichir ?
Alors puisque l’humain est incapable de s’autoréguler et de se contrôler seul (on le voit en ce moment avec tous ces pourris incompétents qui se gavent d’argent de façon ignoble et sans scrupules en pleine crise et au milieu de plans sociaux), décidons d’un salaire maximum légal comme il existe un salaire minimum et que ce salaire maximum ne puisse pas excéder, par exemple, ±50 fois le salaire minimum (ce dernier devant être revalorisé sérieusement), ce qui n’est déjà pas mal ! Ainsi, une échelle de salaires de 2.000€ à 100.000€ mensuels parait quelque-chose de tout-à-fait acceptable, permettant une meilleure répartition des richesses et limitant les excès grotesques et stupides que nous constatons de plus en plus souvent. Tout revenu dépassant 100.000€ par mois (soit 1.200.000€ par an) se verrait taxé à 99%. Revenons à de justes mesures et à échelle humaine et mondiale. Des salaires différents et échelonnés sont tout à fait concevables mais à la condition que cela soit fait selon des critères justes et dans des proportions acceptables. Les critères doivent être la prise de risque et la pénibilité, la compétence et l’ancienneté. Je ne suis pas vraiment d’accord pour rémunérer le niveau d’études, par exemple. Les études doivent être un choix, tout comme la profession. Que ferions-nous d’un monde uniquement peuplé de surdiplomés et de BAC + 6 ? Après tout, les gens qui font des études le font-il par choix ou par obligation ? Si c’est par obligation, alors qu’ils arrêtent immédiatement ! Quelles peuvent être les réelles compétences d’un médecin qui aurait fait médecine non par passion et par choix mais par obligation ou pur appât du gain ? Par contre, il convient de rémunérer le niveau de compétences et, par exemple, un chirurgien doit être très bien rémunéré en raison de la compétence, du risque, de la pénibilité, du stress etc. Mais un étudiant ne doit pas choisir d’étudier la chirurgie prioritairement pour le salaire qu’il gagnera. De même, mieux payer un médecin de campagne qui doit faire de longs déplacements pour se rendre au chevet de ses malades et qui doit assurer plus de permanences et de services qu’un médecin de ville me parait tout à fait compréhensible et juste.
Quant aux petits patrons, augmenter le salaire minimum les obligera à revoir leurs exigences et leur cupidité à la baisse. Sans leurs salariés, ils ne seraient rien. Qu’ils leurs soient un peu plus reconnaissants. D’autant que bien souvent, la réussite de leur entreprise tient plus de la chance, du miracle ou de la providence que de leurs réelles compétences en gestion ou en management des ressources humaines !
Quant au fallacieux prétexte de la fuite des « cerveaux » ou des compétences vers des pays plus rémunérateurs, je ne pense pas qu’il soit valable si on considère la chose de manière un peu plus globale. Des salaires mieux encadrés et maitrisés, cela va de pair avec une meilleur gestion de tout le système dans son ensemble. Retraites, couvertures santé, protections sociales diverses, formation professionnelle, enseignement. L’important n’est pas de gagner beaucoup mais de vivre dans une société juste, saine, équilibrée, sans trop de jalousies ou de rivalités, avec le moins possible de laissés pour compte, un accès aux soins, aux études et au logement pour tous. En effet, tous les très petits salaires non-imposés et les très (trop) hauts revenus dont la plus grosse partie disparait en bouclier fiscal, crédit d’impôt, défiscalisations diverses, seraient remplacés par des salaire décents et donc imposables dans de justes proportions, générant plus de cotisations sociales que les stock-options ou les parachutes dorés et donnant accès au plus grand nombre aux soins, au logement et à l’éducation des enfants.
La seule fuite sera donc celle de gens trop cupides et pour qui l’argent est la chose la plus importante et cette fuite-là n’est pas dommageable au pays, bien au contraire !
Tout cela relève d’une véritable volonté politique totalement à l’opposé du rêve de libéralisme et de retour au bon vieux système capitaliste pervers auquel rêve toujours (mais discrètement par les temps qui courent) notre monarque et sa cour… D’ailleurs il l’a réaffirmé ce soir aux députés UMP qu’il avait convoqué pour les « recadrer » et les prier de contester un peu moins son bouclier fiscal ou sa (non) politique sociale : il n’y aura pas de loi pour encadrer les rémunérations des patrons ! Bah tiens ! Pis quoi encore ? On est libéral ou on l’est pas, même pendant la crise, mais on le crie un peu moins fort, voilà tout. Et surtout on n’oublie pas de s’offusquer devant micros et caméras de ces vilains patrons pas gentils qui auront panpan cul-cul s’ils continuent à prendre trop d’argent (et surtout à manquer de discrétion ce faisant)…
Branleurs Forever !
Cliquez pour tout savoir !
Voilà donc la pub que l’on peut voir en ce moment sur le net !… En résumé : Gagnez de l’argent sans rien faire ou presque, grace à la spéculation et aux marché financiers !
La crise ? Quelle crise ? Moraliser quoi ? Besoin de thunes ? Vous n’allez quand même pas aller produire de la richesse nationale pour votre pays alors que vous pouvez encaisser de l’oseille en n’en branlant pas une, juste en pianotant sur votre clavier d’ordinateur ?
On peut lire sur un site web réalisé par et pour les professionnels des marchés financiers : « C’est en prenant des risques que la banque gagne (ou perd parfois) de l’argent. Le rôle du trader est là. Il a deux fonctions principales, qu’il peut exercer simultanément ou non : gérer le risque et spéculer... …Le risque naît de la probabilité d’une entreprise ou d’un Etat à faire défaut sur sa dette… …en pleine expansion aussi, le risque est lié au prix des matières premières…». Voilà avec quoi « jouent » littéralement les traders…
90.000 nouveaux chômeurs en janvier 2009 en France, environ 200.000 de plus chaque mois en Espagne, … On voit ce qu’a pu donner le petit jeu de la finance et la « prise de risque » pour se faire du fric mais non, ça continue, et ça ne s’arrêtera jamais semble-t-il !… Forcément, on est en plein dans ce système capitaliste spéculatif à donf !
Et maintenant, donc, comme le montre cette publicité, on propose même à « Monsieur tout-le-monde » un petit kit du parfait trader : Apprenez à spéculer sur les marchés internationaux de la finance en quelques heures et arrondissez vos fins de mois sans rien produire, juste en jouant avec le prix du riz, du soja et les emplois de milliers de salariés dans le monde !
Quelle époque merveilleuse nous vivons…










